Des étudiants africains de Saint-Pétersbourg lancent un club de conversation interuniversitaire de langue française

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23.03.2026

À Saint-Pétersbourg, un nouveau projet étudiant — un club de conversation de langue française — a été lancé. La première rencontre, organisée à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, a réuni au sein de l'InterClub des étudiants de plus de 10 pays.

Le projet est mis en œuvre par le Club international de l'amitié de Saint-Pétersbourg (МКД) en collaboration avec le Conseil des associations nationalles de l'Université polytechnique Pierre le Grand de Saint-Pétersbourg (SPbPU). L'ouverture du club est devenue un exemple frappant de l'union des jeunes de différentes nationalités autour de la langue française — l'une des langues clés de la communication internationale et l'une des principales langues d'Afrique.

 

Le club a été créé avec le soutien actif des dirigeants des associations nationales des pays africains au sein de SPbPU. L'initiative est venue de Moustapha Barry, responsable de l'association guinéenne de SPbPU, Alexis Banamvigi Ntambwe, responsable de l'association de la RDC à SPbPU, ainsi que de Iyiki Tchiba Pol Séphora, étudiante à l'Université d'État de technologie et de design de Saint-Pétersbourg (SPbGUPTD), originaire de la République du Congo. Des membres du Bureau de projet de la RAFU ont également été invités à l'événement.

La première rencontre du club a eu lieu le 19 mars dans l'espace InterClub du SPbPU. Les participants à l'événement étaient des étudiants venus de Guinée, de RDC, du Congo, du Cameroun, du Sénégal, du Niger, du Tchad, d'Égypte, de France et de Russie. La diversité des établissements représentés était également vaste : outre les étudiants de l'Université polytechnique Pierre le Grand de Saint-Pétersbourg et de l'Université d'État de technologie et de design de Saint-Pétersbourg, des étudiants de l'Université d'État de médecine pédiatrique de Saint-Pétersbourg et de l'Université d'électrotechnique d'État de Saint-Pétersbourg « LETI » nommée d'après V.I. Oulianov (Lénine) ont participé aux discussions.

 

Le programme d'ouverture du club est allé bien au-delà d'un simple atelier de conversation. Les étudiants ont exploré l'histoire de la diffusion de la langue française en Afrique — du milieu du XVIIe siècle au Sénégal et de l'époque coloniale jusqu'à la création de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en 1970 à Niamey (Niger).

 

La discussion sur l'héritage des fondateurs de la Francophonie — Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et Norodom Sihanouk (Cambodge) — a suscité un vif intérêt parmi l'audience. Les participants ont souligné qu'aujourd'hui, la langue française joue un rôle clé en Afrique, servant de lingua franca pour la communication interethnique, tout en étant la langue de l'éducation, de l'administration et des affaires. Les organisateurs ont souligné que le français occupe la quatrième place mondiale en termes de nombre de locuteurs, avec environ 396 millions de locuteurs, dont 65 % vivent en Afrique.

 

Au cours de la rencontre, les étudiants ont non seulement pratiqué la langue, mais ont également partagé des histoires sur les langues maternelles de leurs pays. Les discussions ont porté sur les questions de bilinguisme au Cameroun, l'influence de la langue arabe au Tchad, ainsi que sur l'héritage culturel commun du peuple Bakongo et de la langue kikongo, répandue en RDC, en République du Congo et en Angola.

 

« Le club de conversation est un espace où l'on peut communiquer librement, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir la culture des pays francophones », a partagé l'organisatrice Iyiki Tchiba Pol Séphora. « Un espace pour soutenir les étudiants étrangers, gagner en confiance en soi, s'exprimer librement et rencontrer des personnes qui partagent l'amour de la langue française. »

Le club de conversation poursuivra ses activités de manière régulière. Les participants pourront s'attendre à des discussions animées, des jeux interactifs, des échanges interculturels et, bien sûr, une atmosphère conviviale. Tous les étudiants de la ville de Saint-Pétersbourg qui souhaitent communiquer dans leur langue maternelle, améliorer leur français ou élargir leur cercle d'amis sont invités à rejoindre le projet.